Une rentrée économique pour confirmer la croissance

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La reconstruction de la République Centrafricaine passe par un retour durable de notre croissance économique. L’actualité de ces derniers jours montre que notre pays reste très fragile et qu’il est urgent d’impulser une dynamique positive sur l’ensemble du territoire. Les acteurs politiques et institutionnels jouent leur rôle et réunissent les conditions du renouveau, mais il est primordial de soutenir leurs efforts par une activité économique dense.

En cette rentrée 2016, tout porte à croire que la croissance retrouvée en 2015 – où elle avoisinait les 5% selon les estimations – sera encore meilleure cette année. Les prévisions de la BEAC et de différents organismes internationaux sont en effet très optimistes.

Les facteurs d’amélioration sont nombreux mais nous devons saluer la relance de l’agriculture, la reprise du transport sur le corridor Bangui-Garoua-Boulaï et le redémarrage du secteur tertiaire. Il faut également souligner la levée partielle de l’embargo sur la vente du diamant centrafricain par le processus de Kimberley, qui constitue un signe très encourageant pour ce secteur.

Nous ne devons pas oublier également l’aide de la communauté internationale qui, en plus d’apporter d’importants financements à notre pays, contribue à redonner confiance aux investisseurs internationaux. Le FMI, la BAD, la Banque Mondiale, l’Union Européenne et notamment la France sont des partenaires précieux pour réaliser les projets prioritaires de la République Centrafricaine. Rendez-vous est pris en novembre 2016 pour la table ronde des bailleurs de fonds et investisseurs, afin de connaître les prochains engagements de la communauté.

En attendant, les acteurs locaux doivent eux aussi tout mettre en oeuvre pour pérenniser la croissance et la renforcer. Pour cela, les entreprises et le gouvernement doivent travailler ensemble et permettre ce renouveau économique. Trois grands dossiers sont à l’ordre du jour : la pacification du territoire pour augmenter les recettes de l’Etat et permettre le développement des activités, l’indemnisation des entreprises détruites ou pillées durant la crise, et le paiement des arriérés dus aux fournisseurs de l’Etat pour leur permettre de se relancer.

Ces sujets seront abordés lors de prochains billets.

D’ici là, je vous souhaite une excellente rentrée à tous.