Le sport centrafricain à l’arrêt

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Depuis le 8 septembre 2015, les fédérations sportives centrafricaines ne peuvent plus participer aux compétitions internationales auxquelles elles sont conviées. Cette décision, prise en Conseil des ministres, est un véritable coup d’arrêt pour le sport national.

Les raisons avancées pour justifier cette suspension concernent la trésorerie insuffisante et l’absence de résultats. Si les difficultés financières sont bien compréhensibles à l’heure actuelle dans notre pays, la question des résultats sportifs est bien plus discutable.

En effet, non seulement la réalité est plus complexe, avec certaines fédérations qui obtiennent de bons résultats, mais il est surtout paradoxale de croire que cette mesure va améliorer les performances de nos sportifs !

Le sport centrafricain a besoin d’être restructuré, pas d’être privé de compétitions internationales. Une telle décision freine les fédérations performantes et enfonce un peu plus celles qui auraient besoin de soutien pour rebondir.

La politique sportive de notre pays devrait traiter les fédérations au cas par cas. Certaines ont besoin d’être encouragées et d’autres doivent être contraintes de se réformer. Prendre des décisions à l’emporte-pièce nuit profondément au sport en général.

Enfin, comment ne pas rappeler que le sport est très important dans notre pays et qu’il est source de fierté pour les Centrafricains ? Ne plus participer aux compétitions internationales, c’est priver notre nation des grands rendez-vous qu’elle affectionne, en rendant impossible les grands moments de communion nationale.

J’appelle donc les responsables politiques à revoir leur décision et à réunir les acteurs économiques et sportifs pour trouver les moyens financiers et représenter la République Centrafricaine dans les compétitions internationales.

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