Des pistes pour relancer l’économie centrafricaine.

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La Banque des Etats de l’Afrique Centrale et le Conseil National du Crédit de République Centrafricaine m’ont récemment invité à participer à un séminaire organisé à Bangui. Articulée autour de la problématique du financement de l’économie centrafricaine, cette rencontre a réuni des représentants de l’Etat, des opérateurs économiques, du secteur financier, du système judiciaire, du milieu universitaire et des partenaires au développement.

L’état des lieux de l’économie centrafricaine qui a été dressé est sombre, mais les perspectives sont encourageantes.

Après plusieurs années de crises successives, l’économie de notre pays a fortement régressé. Les pillages et destructions d’outils de production ont gravement nui à notre  activité, tout comme la suspension des projets de soutien aux secteurs agricoles et le déplacement massif de populations. De même, l’embargo sur la filière diamant demeure un frein important pour le pays.

Pourtant, les participants au séminaire estiment que les perspectives économiques sont bonnes. En effet, la reprise de la coopération internationale, le retour progressif de la sécurité et la mobilisation de flux d’aides humanitaires et budgétaires sont autant de signes positifs pour la République Centrafricaine.

En ce qui concerne le secteur privé, dont KGROUP est l’un des acteurs majeurs, l’état des lieux fait ressortir un besoin de financement accru des entreprises et des difficultés d’accès aux crédits bancaires. Cela s’explique notamment par le mauvais climat des affaires, lié à l’instabilité politique, le coût élevé et le faible volume des crédits, l’étroitesse du marché financier et la difficulté des entreprises à monter des projets.

Un certain nombre de recommandations ont alors été formulées pour favoriser la reprise économique. Tout d’abord, il est demandé à l’Etat d’accélérer le rétablissement de la sécurité sur tout le territoire, afin de permettre la bonne circulation des personnes, des biens et des services. Il s’agit là d’un préalable important pour améliorer l’environnement des affaires.

De plus, pour aider les acteurs économiques, il est suggéré la création d’une Agence Nationale pour la promotion du secteur privé, et la mise en place d’un fonds de garantie des PME avec l’appui des partenaires au développement et des institutions.

Par ailleurs, le lancement d’une politique économique de moyen terme est plébiscité afin de bénéficier des programmes du FMI.

Enfin, parmi les principales demandes, il faut souligner l’importance du remboursement de la dette intérieure, qui est un facteur essentiel pour l’amélioration du taux d’endettement des entreprises.

Il me semble en effet que ce dernier point est fondamental pour relancer notre économie nationale et offrir les meilleures perspectives à notre pays.